Il y a de ces films qu'on va voir sans savoir à quoi on doit s'attendre. Alors on rentre dans la salle obscure, un peu à taton, et on découvre l'oeuvre - avec quelques craintes dans ce cas. J'avais carrément détesté "Les Frères Grimm", mais l'histoire de "Tideland" promettait pas mal, ce qui m'a convaincue de laisser une chance à Terry Gilliam.
J'attendais l'envolée poétique, le grand enchantement, le cinéma qui peut vous faire croire en l'existence des fées, bref le syndrome Burton. Ma foi, je dois avouer que pour le coup, M. Gilliam est remonté dans mon estime...à peine.
Il y a vraiment de bonnes choses dans ce "Tideland". De belles scènes, principalement celles dans les grands espaces. Et puis la jeune actrice qui joue Jeliza-Rose (magnifique prénom d'ailleurs) est tout simplement bluffante. Le film lui fait vraiment justice, après "Silent Hill".
D'un autre côté, le film met vraiment mal à l'aise parfois, mais je suppose que ça aussi c'est un point positif. Il est oppressant, choquant, dérangeant, mais aussi tendre, fantastique, drôle, pathétique, gothique et lyrique
Cependant il y a vraiment des scènes qui sont mauvaises, surfaites et grotesques. Le film perd en énergie et en magie à mesure qu'il avance et les thèmes au début choquants se transforment en purs éléments de provocation, sans intérêt.
Même si la petite fille reste désespérément irrésistible, sa candeur est un peu factice à la longue. C'est dommage, il y avait vraiment de quoi faire une oeuvre unique et inoubliable.
De par sa forme originale, on ne pouvait déjà que remercier les entrepreneurs de cette idée merveilleuse, (r)allumant je l'espère, l'intérêt du grand public pour les court métrages. (et c'est moi qui dis ça, alors que le nombre de court métrages vus dans ma vie doit se compter sur les doigts d'une main...!)
Tout comme pour "American Dreamz" je reste hésitante quant à mon avis sur ce film. Il y avait de bonnes choses dedans, notamment des plans très beaux qui évoquaient un grand sentiment de liberté, thème omniprésent du film. Et puis aussi une atmosphère quelque peu bohême et une impression d'être loin de tout, civilisation, temps réel, sur cette plage isolée.
J'ai toujours été intriguée par ce film dont on m'avait dit du bien. Avec la présence de Jim Carrey, je m'attendais à une film plein de ses grimaces encore une fois - non pas que je m'en plaigne - et d'humour plus ou moins lourd/léger. En tout cas, je ne m'attendais en aucun cas à un film aussi dramatique. Disons, je le voyais moins désespéré.
Ce film aura eu le mérite d'être le plus "vieux" qu'il m'ait été donné de voir jusqu'à maintenant. Cela me fait penser à quel point le cinéma a fait des progrès en à peine un demi-siècle : d'abord on capture les images en mouvement, puis on leur rajoute le son, puis les couleurs et maintenant il ne connaît plus aucune limite. C'est assez...époustoufflant. Oui, c'est le mot je crois. Ca force le respect envers les gens qui ont révolutionné cet art et ça donne le tournis rien que de penser à toutes les choses qu'il reste encore à faire. Voilà pourquoi j'aime tant le cinéma : c'est un domaine plein de possibilités où, malgré tout ce qui a déjà été accompli, on peut regarder vers le futur et n'en jamais voir la fin. Enfin bon, je m'éloigne de mon sujet là.