Dans le genre bon divertissement, les blockbusters ayant pour sujet des super-héros n'ont (généralement et je ne nommerai pas comme contre exemple *kof kof* Daredevil *kof kof*) jamais déçu et la saga X-Men en fait partie. (Entre nous, j'attends avec énormément d'impatience le retour du plus grand super-héros de tous les temps, le grand schtroumpf en slip rouge, le condensé de tous les X-Men, l'allergique au vert, et le fan de femmes un poil hystériques, j'ai nommé bien sur Superman) Le secret de leur succès : un énorme budget aloué au casting, aux effets spéciaux (ce pont déplacé dans le film par Magneto était bluffant, mais même maintenant je me demande à quoi ça a servi mdr), aux droits d'adaptation et il ne reste qu'à lier tout cela avec un petit scénario sans prétention et des dialogues aussi brefs et non-délicats que possible ("c'est quoi ?" "une lumière bleue" "et ça fait quoi ?" "du bleu" ) et vous aurez le parfait film de super-héros. Ajoutons que si vous avez la chance de pouvoir inclure plusieurs super-héros comme c'est le cas ici, vous pouvez déterminer un caractère défini à chacun : personnellement j'adore Wolverine parce que c'est un gros bourrin et qu'il ne se prend pas au sérieux, contrairement à Cyclope et Jean qui se prennent pour des personnages shakespeariens en plein spleen (dans un blockbuster, non mais vraiment, quelle prétention !)...Et puis vous avez les personnages intermédaires et bouche-trou, comme la malheureuse Tornade, si belle et si inutile, les secondaires comme Malicia, Iceberg, et ceux qui sont en tout point parfaits et dont on n'a jamais assez : Magneto et Mystique, Roulette, euh le Pr. Charles Xavier pardon.
Le problème, quand l'intrigue tourne autour de personnages insupportables comme ceux cités plus haut (aka Jean Grey notamment), ça donne une histoire peu voire pas prenante du tout. Inutile de vous dire donc que le sort de Mystique et du Professeur Roulette m'ont de loin beaucoup plus émue que le soi-disant déchirement intérieur de Jean Grey, qui exprime à mes yeux à peu près autant d'émotivité qu'une grenouille au micro-ondes.
Le tout étant rattrapé par des effets spéciaux époustoufflants (même si, je le répète, pas toujours utiles) et de l'action non-stop. Le tout est un peu (trop ?) violent mais pas mal orchestré, avec une véritable tentative de scène romantico-tendro-guimauve - et platonique qui plus est, c'est rare dans ce genre de film (ie la scène de la patinoire). Mention spéciale à la scène-clé finale menant vers une montée d'hormones certaines de la gent féminine (allons, je ne suis pas la seule tout de même ! ...si ?) mettant en scène un Hugh Jackman au plus haut de sa/ses forme(s).
En résumé, un film de bonne facture sans prétention (ah, ce n'était pas le cas ?), un bon divertissement comme parfois seuls les blockbuster savent nous servir. Cependant, il y avait plus d'humour, de sentiments, de réflexion même (si si !) et de glamour dans "The Island". Je ne nie pas cependant la fidélité du film à l'univers Marvel, même si ce dernier volet de la saga me semble plus faible que ses prédécesseurs.
"Marie-Antoinette" place Sofia Coppola parmi les plus grands. Enfin selon moi.
De Pedro Almodovar, je n'avais vu qu'un seul film avant, "Talons Aiguilles" et je n'avais pas énormément aimé. Immersion trop brutale dans l'univers si étrange d'Almodovar je suppose. De plus, je ne suis pas naturellement fan de la culture espagnole, donc ça partait mal pour "Volver".
En direct du non-festival de Cannes, ma projection bordelaise du "Da Vinci Code" a été un évènement loin d'être bouleversant mais pour le moins remarqué. 3 salles sur 18 ont été affectées à la projection du film, dont 2 en VO (et pour cela je remercie UGC de cette politique) et pour une journée sortie de films, le cinéma a connu une effervescence anormale en ce très chaud jour de printemps. Est-ce la polémique autour du film ou la présence de climatiseurs qui a attiré les foules en salle ?
Allez, 2 étoiles pour le nouveau film des aventures d'Ethan Hunt. Une pour le (très) joli minois de Jonathan Rhys-Meyer et sa scène où il parle italien, d'ailleurs la chaleur est montée d'un coup dans la salle. L'autre pour Tom Cruise, parce qu'il est trop fort. Justement, "trop" mais c'est précisément ça qui est époustoufflant. Nous avons eu droit à une démonstration de film d'action dans toute sa démesure. C'est là bien sûr que le contrat est rempli, parce que franchement, on ressort de la séance au moins hors d'halène par procuration ! *rires*