Dimanche 8 janvier 2006
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Bah ouais, j'avais 3 heures à tuer, et puis c'était quand même un Peter Jackson, j'étais curieuse de savoir comment il s'en était sorti après le SDA. Sans compter que j'avais eu des avis assez positifs sur le film...Bon, ne pas y aller pour l'intrigue déjà, on sait tous comment ça finit, un peu comme Titanic XD Bref bon, Peter Jackson étant Peter Jackson, je me demande s'il a décidé que sa signature caractéristique serait de faire des films de 3 heures de long. Parce que contrairement à "Harry Potter et La Coupe de Feu", il aurait pu se permettre d'effacer pas mal de scènes ! Le démarrage se traîne en longueur, et même si je me suis régalée à contempler l'évolution du personnage de Naomi Watts (très charmante d'ailleurs, très touchante. A un moment, elle m'a rappelé Nicole Kidman) la première fois, le deuxième visionnage (ce soir avec papa) a été un peu fastidieux. Je n'ai pas compté le temps avant que le gorille ne fasse son apparition, mais ça ne doit pas être loin d'1 heure. C'est sûr après, que pendant cette poursuite dans la jungle, il était difficile de développer le caractère des personnages et les relations qu'ils entretiennent entre eux. Je suppose que c'est pour ça que le début a du mal à démarrer.
Côté effets spéciaux, de l'époustouflant, mais personnellement, ça m'a vite lassée, surtout qu'à vouloir trop bien faire, Jackson montre les limites de notre technologie, parce qu'il y a encore quelques imperfections, surtout au niveau de l'insertion des personnages sur fond bleu. Dommage, je commençais vraiment à croire qu'à notre époque on pouvait tout faire, surtout après des films comme "Star Wars", ou encore "Intelligence Artificielle". Quoique je dois bien admettre que le gorille était particulièrement bien modélisé, pas un poil ne manquait, et très expressif à cela ! Merci ILM ! :p
Sinon à part le chimpanzé, les T-Rex et les grosses bestioles bien ragoûtantes (arachnophobes et autres psychosés des insectes -dont moi- évitez ce film) euh bah...il nous reste les personnages. Essayez de vous identifier à l'un deux pour voir, vous n'y arriverez pas. Le plus "normal" de tous est peut-être, à mon sens, l'écrivain (dont une séquence où il tape sur sa machine à écrire, j'ai fermé les yeux et pendant un instant j'étais persuadée de regarder "Moulin Rouge!" ...sauf que ce Christian était beaucoup moins séduisant XD) parce qu'il a des moments de faiblesse, de lâcheté, et puis d'autres instants où il ne recule devant rien pour sauver sa bien-aimée. Sinon à travers les clichés de l'associé lunettard, gros et faible, nous avons le réalisateur cupide, l'acteur d'Hollywood froussard (mais pas tant que ça) et imbus de lui-même. Bémol cependant à ce défilé de clichés, pour le commandant du navire. D'abord parce que c'est un bô gosse version "bad guy" qu'on ne fait plus assez souvent de nos jours, qu'il a les yeux aussi bleus que les océans sur lesquels il navire (notez la métaphore que j'ai pondu en plein film XD) et que malgré son rôle de "méchant", il y a constamment dans son regard quelque chose de torturé qui m'a fascinée pendant tout le film.
La relation Kong/Ann a été bien retranscrite, sauf au début, je me demande toujours même après le 2ème visionnage pourquoi il la secoue dans tous les sens à un moment, en faisant des gestes répétitifs, quasi-mécaniques. Bravo à Naomi qui a du jouer devant un acteur virtuel, et qui fait cependant passer tellement d'émotion dans ses prunelles (bon ok, le coup des yeux larmoyants est facile à faire, mais c'était pas mal crédible quand même !) La musique quant à elle, va bien avec le film, mais je n'achèterai pas la BO pour la passer chez moi, pour la simple et bonne raison qu'il faudrait au moins un même gorille de 9m de haut pour justifier une musique aussi imposante. Cependant, dans les thèmes plus calmes, notamment ceux d'Ann, on peut entendre de simples notes de piano, ce qui est assez reposant.
En résumé, un voyage dans une jungle hostile, du divertissement et des sensations fortes à revendre. Côté émotions, ça frôle le niveau zéro par contre, malgré toute la bonne volonté de la jeune première. Ce n'est pas de sa faute, et celle de Kong non plus.