Partager l'article ! Le Diable s'habille en Prada: Ok, donc je l'annonce dès le début, j'adore la mode et j'ai adoré le livre dont l'histoire de ce film s'est inspirée ...
Ok, donc je l'annonce dès le début, j'adore la mode et j'ai adoré le livre dont l'histoire de ce film s'est inspirée. Ce ne sont pas pour autant des raisons qui font que j'étais partie d'emblée pour aimer le film. Vous le verrez avec ma critique du "Parfum" plus tard, par exemple.
J'en viens tout de même à me demander si le scénario original tend à devenir un objet rare dans l'industrie du cinéma ces derniers temps. C'est dommage, j'y sens comme une perte de nouveauté et d'"exclusivité" dans le cinéma. En même temps, c'est un pari risqué, que d'adapter un livre, d'autant plus si celui-ci a été plébiscité par nombre de personnes. Cependant, cela peut devenir un exercice intéressant s'il est fait consciencieusement. Et puis évidemment, un best-seller et/ou bon livre ne fait pas forcément un box-office et/ou bon film (et là, nos regards ne convergent bien sûr pas vers un certain film sorti en début d'année qui a défrayé la chronique avant qu'on ne soupire de soulagement en le voyant : c'est un navet).
Venons-en au film à proprement parler. Certes, la fin gentillette et totalement différente de celle du livre m'a étonnée, mais même si elle est pleine de bon sentiments, m'a parue comme une volonté de se détacher de l'oeuvre originale, pour en quelque sorte "recycler" l'histoire que des millions de personnes ont déjà lue. Bien sûr, ce genre de liberté n'est pas possible avec un "Harry Potter" par exemple, mais elle était concevable ici. D'autant plus que le film respecte scrupuleusement l'univers coloré et acide du livre, ce que j'ai trouvé admirable. En fait, je vois dans ce changement d'histoire une sorte de signature. Pour que les gens puissent dire : "Bon, ça, c'est le livre, et ça c'est le film".
Et puis je n'ai parfois rien contre une happy-end où tout le monde se tombe dans les bras, ça devient de plus en plus rare de nos jours - même dans les films, alors que la vie n'est déjà pas rose !
Le film donc, a été, je suis sûre, imaginé par un(e) fétichiste des chaussures comme moi. Défilé de matières, de textures, de couleurs. Litanie de marques, de noms de couturiers. Eblouissement de paillettes, de flashs. Tout cela filtrant à travers une bande-son dynamique et branchée, tout est fait pour nous transposer dans cet univers habituellement ultra-fermé qu'est la mode. Quelqu'un a dit synthétique ? Hollywoodien ? Mais chéri, c'est aussi/surtout ça, la mode.
Et nous y voilà introduits, à travers le regard de la jeune et fraîche Andrea, qui deviendra la proie de tous ces maniaques de la mode.
C'est pourquoi je n'ai jamais plaint le petit ami d'Andrea.
Bref réflexion féministe à part, notons l'extraordinaire présence de Meryl Streep, illuminant le film. Humaine, acerbe, drôle, attachante, irritante, sadique, vulnérable...si différente de celle du livre, encore une fois. Une raison de plus qui fait que j'ai aimé la fin de ce film, qui a changé la donne.
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Les vingt premières minutes étaient assez sympathiques et puis, à partir du moment où Andrea se métamorphose en bimbo (ce qu'elle était déjà plus ou moins dès le départ du film : on se serait cru dans "Elle est trop bien"!! - J'exagère pardon ;)), donc à partir de ce moment disais-je, ça devient vraiment le film pour midinette! Andrea a des soucis avec son mec, elle en aime un autre, ses amis ne la comprennent pas dans ses choix de vie... Trop dur pour elle!
Je me moque bien sûr, mais j'ai quand même trouvé que le film n'allait pas très loin est n'avait que pour seul principe de montrer la jolie (mais un peu nunuche) Anne Hathaway dans mille parures de toute sorte.
Voila donc comment moi j'ai ressenti la chose. Sûrement qu'en greffant des éléments qu'on a lu dans le livre, le visionnage de ce "Diable s'habille en Prada" peut devenir un spectacle intéressant, mais n'est-ce pas le propre d'une bonne adaptation que d'être plaisante par elle seule?
P.S. Une fétichiste des chaussures?!! Je te découvre une facette que j'ignorais jusqu'alors chère Anya!