Partager l'article ! Le Parfum : Histoire d'un Meurtrier: Aïe aïe aïe. Dans la famille "réalisateur partant pour une adaptation suicidaire", donnez-moi Tom T ...
Aïe aïe aïe. Dans la famille "réalisateur partant pour une adaptation suicidaire", donnez-moi Tom Tykwer.
Mes deux livres préférés ont été adaptés dans l'année, et les deux se sont révélés décevants (l'autre étant "Mémoires d'une Geisha" ).
Pourtant, le film promettait monts et merveilles au début. Plans d'un Paris bien puant, atmosphère suffocante et sale, les odeurs telles que Süskind les décrivait étaient là. Et puis, ce fut le drame. Le nez de Grenouille, commandant les actes et les pensées de son propriétaire commença à déteindre sur nous, si bien que, même inconsciemment, on se met à chercher des odeurs à chaque plan. Un caillou, une fleur, un bout de tissu et là, les nuages ne sentent pas ?
Et puis c'est l'overdose. Le parfum, oui, mais tellement qu'on ne sent plus rien. Anesthésié, on ne ressent plus rien, pas même un peu de pitié pour ce Ben Wishaw qui fait de son mieux, en vain.
Ajoutez cela l'irritante voix-off qui est là pour combler les failles du scénario - non pardon pour lire le livre là où le film n'a pas sur le retranscrire et vous aurez la parfaite illustration de ce film qui, à trop se regarder dans le nombril, a complètement largué son spectateurs parmi ses élucubrations boursouflées et grotesques.
Une seule chose à faire dans ce cas et tous les autres semblables : (re)lire le livre, qui reste un monument de littérature. Ainsi Kubrick avait raison, l'oeuvre de Süskind est inadaptable.
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